On m’écrit souvent pour me dire que je deviens moins présent sur le digital. Certains se demandent si c’est volontaire. Ma réponse est oui.
Au départ, je voulais aider le plus grand nombre, particuliers comme entreprises, à comprendre que le digital pouvait être un vrai levier de réussite. Ensuite, j’ai voulu en montrer l’impact concret.
Dix ans plus tard, le constat est là. La communication et le marketing digital ne sont plus des notions inconnues. Tout le monde en parle et beaucoup les ont intégrés à leur stratégie. Ce changement est le fruit de conférences, de salons, de forums et de l’engagement de nombreuses personnes, dont Edith Brou, Yannick Boka et moi-même.
Il y a cinq ans, j’ai compris qu’il fallait aller plus loin. Trop de stratégies digitales sont conçues en Europe ou en Amérique, puis appliquées telles quelles chez nous. C’est là que se trouve le vrai problème.
Il faut africaniser le marketing et la communication, et en particulier le digital.
Une stratégie est d’abord la réponse à un problème précis. On ne peut pas prendre une solution pensée pour un contexte occidental et l’appliquer sans adaptation à une réalité africaine.
Nous devons donc :
- Bâtir nos stratégies digitales à partir des données disponibles sur nos territoires, même si elles sont encore rares.
- Créer des méthodes adaptées et des actions concrètes, capables de produire un vrai impact.
C’est valable pour les entreprises locales comme pour les entreprises internationales qui veulent se positionner sur nos marchés. Une entreprise africaine qui s’adresse aux Africains doit s’appuyer sur les réalités et les codes de son environnement. Une entreprise internationale qui veut s’implanter en Afrique doit savoir où trouver les bonnes données pour construire un persona et définir une cible fidèle à nos réalités.
Si je me suis fait plus discret, c’est pour me consacrer à ce travail. Depuis cinq ans, je rassemble et j’analyse des pratiques qui ont fait leurs preuves sur le terrain, jusque dans les plus petits marchés, pour les rendre accessibles au plus grand nombre.
Dans les prochains jours, vous découvrirez le fruit de ce travail à travers ce que j’ai appelé « Le Concept COM’AFRIK by Abraham N’Djorey ».

